Ces récifs comptent parmi les plus tolérants à la chaleur au monde, et les scientifiques cherchent encore pourquoi.
Le corail blanchit quand l'eau devient trop chaude : les algues qui vivent en lui le quittent, et sans elles il meurt de faim. Des récifs entiers du Pacifique et des Caraïbes y ont perdu un terrain considérable.

Le nord de la mer Rouge, largement pas. L'hypothèse dominante est celle d'un goulet d'étranglement : les coraux ont recolonisé cette mer après la dernière glaciation en franchissant le détroit sud, très chaud, et seuls les plus tolérants sont passés. Leurs descendants ont hérité d'une tolérance bien supérieure aux températures actuelles.
Cela rend ces récifs mondialement précieux — peut-être l'un des derniers endroits où le corail subsistera avec le réchauffement — et rend les dégâts locaux plus graves, non moins. Ce qui tue le corail ici est physique : palmes, ancres, filtres chimiques des crèmes solaires et sédiments des chantiers côtiers.


Cela rend ces récifs mondialement précieux — peut-être l'un des derniers endroits où le corail subsistera avec le réchauffement — et rend les dégâts locaux plus graves, non moins.
Concrètement : ne jamais poser le pied sur le corail, garder les palmes hautes et à distance, préférer une crème minérale ou un lycra aux filtres chimiques, et ne rien prélever. Un massif corallien de la taille d'un ballon peut être plus vieux que vous.

